Comme 2 grands cristaux enchâssés dans des pans de pierre.

Il fallait vendre une image unique et qui s'impose par rapport aux immeubles adjacents

Prendre ainsi ses distances avec le sacro saint alignement a permis de donner une silhouette originale et de forme complexe et riche.

Les porte à faux confèrent une image très élancée et les redents évitent la lourdeur. Jouer la double hauteur pour le 1er niveau y aide aussi.

L'ensemble reste bien équilibré et bien perçu plus de 10 ans après...

En arrière plan les structures redeviennent des plus simples et rigoureuses ce qui a permis de garder l'ensemble dans un budget compatible avec le marché, ce qui lui assure toujours de bonnes commercialisations 

Dans un immeuble d'angle des années 1960 il s'agissait de réaménager 3 plateaux de bureaux superposés. Etroits et longs.

Une étude de notaires qui voulait dépoussiérer le genre, tout en gardant un style cossu, et un budget serré.

Encore une fois la quadrature du cercle! 

Evidemment le point privilégié de l'accès ne pouvait être plus lisible que sur l'angle; mais la distribution se faisait sur un point bien plus central. 

Le volume tout en longueur pouvait générer un long couloir d'autant plus rébarbatif qu'il aurait pu rester aveugle, entièrement en éclairage artificiel.

Toutes les fenêtres sur rues se devaient de donner sur des bureaux.

Mais le Maître d'ouvrage a intelligement opté pour une paroi vitrée, sablée à hauteur des yeux, et nous avons fait onduler le tout en créant des élargissements seulement aux lieux de croisement. Ailleurs les couloirs sont au minimum, pour donner un maximum de surface aux bureaux. L'ensemble devient alors extrèmement fluide

    

L'intervention architecturale a été ici non seulement de dessiner le plan et suivre le chantier en corps d'états séparés, pour s'assurer du choix des entreprises les plus adaptées au projet et du meilleur prix, mais elle a dessiné et calepiné dans le détail toutes ces cloisons, comme elle a dessiné et fait réaliser le guichet d'accueil.

Question technique, on n'aura pas hésité à découper une dalle béton pour passer un nouvel escalier entre R+1 et R+2, qui jusque là devaient emprunter les parties communes du reste de l'immeuble.